«These little dirty secrets...»
Weinerz :«Interrogatoire de Bill Kaulitz, le dixième jour de décembre 87»
Il est là, à parler à sa petite machine noire qui enregistre des voix. Marginalement. Presque ironique parce qu'il n'est ni un détective, ni un héro. Pourtant, il se prend pour un. Qu'un autre de ces enfoirés de cette sale ville qui veulent faire régner la loi. De la merde je vous dis. De la pure connerie. J'essuie cette traînée de sang qui coule de mon sourcil, là où j'avais un piercing. Pour me faire parler, on me l'a littéralement arraché. Malgré cela, je n'ai point gémi. Ni prononcé un seul mot. Il croit que je tue des gens pour le simple plaisir. Oui, c'est vrai, il a purement raison. Mais il y a une petite différence entre le crime gratuit et vengeance...
Weinerz : « prêt pour l'interrogatoire jeune homme ?»
Je préfère ne pas le contrarier. Autrement, je sortirai encore plus amoché tout à l'heure, si jamais je sors d'ici...Je hoche la tête et me sort une clope. C'est là, que l'enfer commence.
Weinerz : « Pourquoi êtes vous enchaîné à cette chaise devant moi, selon vous ?»
Je laisse échapper un petit rire et agite nerveusement cette cigarette que je roule entre mes doigts. Enchaîné, c'est bien ça ! Je suis plutôt limité dans mes mouvements je dirais. Ce ne sont que mes pieds qui sont ligotés. Comment avais-je pu prendre ma cigarette sinon selon vous ? J'ai essayé de m'enfuir tout à l'heure. Le gars en face de moi ne veut pas prendre de chances encore...
Bill : « Je l'ignore. »
Je le regarde malicieusement et souris. Je ne peux m'empêcher d'avoir des visons...
« J'entre le couteau dans son ventre et le ressort avant de lui crever ses yeux...»
L'homme qui m'interroge sourit et me propose une allumette pour allumer ma cigarette toujours intacte que j'ai maintenant entre mes lèvres. J'acquiesce d'un clin d'½il et m'approche. J'ai toujours des cigarettes sur moi, mais jamais de quoi pour les allumer. Je ne sais trop pourquoi, on peut en trouver partout du feu ! Ça en a fait rire plusieurs, spécialement Tom. Je vis avec lui depuis mes quinze ans. C'est justement par sa faute que je suis là. Il ne le sait pas, il ne le voudrait certainement pas. Heureusement pour moi qu'il n'en sait rien. Vous devez vous poser des questions, n'est-ce pas ?
« Eh non mon coco. Je ne serai pas encore à tes côtés ce soir. Désolé...»
Weinerz : « Puis-je vous poser des questions sur votre enfance ?»
Presque automatiquement je lui réponds d'un non sur un ton sec et d'une voix tremblante.
« PAPA NON ARRÊTE !»
Weinerz : « Eh bien je le ferai quand même»
C'est bien pour ça que je déteste cet homme. Tous mes copains se sont fait interroger par lui, un par un avant moi. L'un d'entre deux s'en est sorti et a sombré dans une profonde dépression. Je le comprends maintenant. Avant je croyais que c'était à cause de son haleine de café perfide où de sa chemise turquoise à fleurs, mais non. Pour peu que je sache sur lui, il a l'air d'un trou du cul. D'un vrai trou du cul. Le pire trou du cul du monde qui ne demande qu'à être plein de merde et d'en répandre sur les autres...
Weinerz : « Vous devez me prendre pour un vrai trou du cul, n'est-ce pas ?»
Je manque m'étouffer avec la fumée que je venais d'aspirer
Bill : « Vous lisez dans mes pensées maintenant ?»
Son rire qui ne ressemble qu'à un gloussement me fait grincer des dents. Ce que je ne l'aime pas ce mec ! Pour une fois, une foutue fois dans ma putain de vie, je réalise que j'aurais du écouter Tom. Et le pire...c'est que je suis forcé de l'avouer. Je déteste quand les autres ont raison.
Weinerz : « Vous êtes ici pour une affaire de meurtre, et pas qu'un...»
Bill : « Mais je n'ai tué personne, voyons...»
Je manque pouffer de rire. Bravo, très indiscret. La nuit va être longue et je ne sais en rien de ce qui va s'en suivre. Peut-être me tueront-ils ? Je ne suis un pion. Un pion malencontreusement égaré et involontairement arrivé dans leur jeu...
Weinerz: « Je sens qu'on va bien s'amuser tous les deux»
Bill: « Oh que oui et tu ne sais pas que tu joues avec le meilleur...»
Weinerz :«Interrogatoire de Bill Kaulitz, le dixième jour de décembre 87»
Il est là, à parler à sa petite machine noire qui enregistre des voix. Marginalement. Presque ironique parce qu'il n'est ni un détective, ni un héro. Pourtant, il se prend pour un. Qu'un autre de ces enfoirés de cette sale ville qui veulent faire régner la loi. De la merde je vous dis. De la pure connerie. J'essuie cette traînée de sang qui coule de mon sourcil, là où j'avais un piercing. Pour me faire parler, on me l'a littéralement arraché. Malgré cela, je n'ai point gémi. Ni prononcé un seul mot. Il croit que je tue des gens pour le simple plaisir. Oui, c'est vrai, il a purement raison. Mais il y a une petite différence entre le crime gratuit et vengeance...
Weinerz : « prêt pour l'interrogatoire jeune homme ?»
Je préfère ne pas le contrarier. Autrement, je sortirai encore plus amoché tout à l'heure, si jamais je sors d'ici...Je hoche la tête et me sort une clope. C'est là, que l'enfer commence.
Weinerz : « Pourquoi êtes vous enchaîné à cette chaise devant moi, selon vous ?»
Je laisse échapper un petit rire et agite nerveusement cette cigarette que je roule entre mes doigts. Enchaîné, c'est bien ça ! Je suis plutôt limité dans mes mouvements je dirais. Ce ne sont que mes pieds qui sont ligotés. Comment avais-je pu prendre ma cigarette sinon selon vous ? J'ai essayé de m'enfuir tout à l'heure. Le gars en face de moi ne veut pas prendre de chances encore...
Bill : « Je l'ignore. »
Je le regarde malicieusement et souris. Je ne peux m'empêcher d'avoir des visons...
« J'entre le couteau dans son ventre et le ressort avant de lui crever ses yeux...»
L'homme qui m'interroge sourit et me propose une allumette pour allumer ma cigarette toujours intacte que j'ai maintenant entre mes lèvres. J'acquiesce d'un clin d'½il et m'approche. J'ai toujours des cigarettes sur moi, mais jamais de quoi pour les allumer. Je ne sais trop pourquoi, on peut en trouver partout du feu ! Ça en a fait rire plusieurs, spécialement Tom. Je vis avec lui depuis mes quinze ans. C'est justement par sa faute que je suis là. Il ne le sait pas, il ne le voudrait certainement pas. Heureusement pour moi qu'il n'en sait rien. Vous devez vous poser des questions, n'est-ce pas ?
« Eh non mon coco. Je ne serai pas encore à tes côtés ce soir. Désolé...»
Weinerz : « Puis-je vous poser des questions sur votre enfance ?»
Presque automatiquement je lui réponds d'un non sur un ton sec et d'une voix tremblante.
« PAPA NON ARRÊTE !»
Weinerz : « Eh bien je le ferai quand même»
C'est bien pour ça que je déteste cet homme. Tous mes copains se sont fait interroger par lui, un par un avant moi. L'un d'entre deux s'en est sorti et a sombré dans une profonde dépression. Je le comprends maintenant. Avant je croyais que c'était à cause de son haleine de café perfide où de sa chemise turquoise à fleurs, mais non. Pour peu que je sache sur lui, il a l'air d'un trou du cul. D'un vrai trou du cul. Le pire trou du cul du monde qui ne demande qu'à être plein de merde et d'en répandre sur les autres...
Weinerz : « Vous devez me prendre pour un vrai trou du cul, n'est-ce pas ?»
Je manque m'étouffer avec la fumée que je venais d'aspirer
Bill : « Vous lisez dans mes pensées maintenant ?»
Son rire qui ne ressemble qu'à un gloussement me fait grincer des dents. Ce que je ne l'aime pas ce mec ! Pour une fois, une foutue fois dans ma putain de vie, je réalise que j'aurais du écouter Tom. Et le pire...c'est que je suis forcé de l'avouer. Je déteste quand les autres ont raison.
Weinerz : « Vous êtes ici pour une affaire de meurtre, et pas qu'un...»
Bill : « Mais je n'ai tué personne, voyons...»
Je manque pouffer de rire. Bravo, très indiscret. La nuit va être longue et je ne sais en rien de ce qui va s'en suivre. Peut-être me tueront-ils ? Je ne suis un pion. Un pion malencontreusement égaré et involontairement arrivé dans leur jeu...
Weinerz: « Je sens qu'on va bien s'amuser tous les deux»
Bill: « Oh que oui et tu ne sais pas que tu joues avec le meilleur...»